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Coupe du monde 2018 : Les tops du premier tour

 

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Luka Modric, joueur de ce premier tour de la Coupe du monde 2018, permet à la Croatie de battre l’Argentine /AFP

Le match :

Portugal – Espagne (3-3) :

C’était l’une des affiches de cette phase de poule et on peut dire que l’on n’a pas été déçu. Spectacle, suspens, renversement de situation, tous les ingrédients d’un grand match de football ont été présents au Fisht Stadium de Sotchi. Un score final de 3-3  ponctué de la meilleure prestation collective de l’Espagne depuis le début de la Coupe du monde et d’une performance exceptionnelle de Cristiano Ronaldo, auteur d’un triplé. 

L’équipe :

La Croatie

Dans la lignée de son premier tour de l’Euro 2016, la Croatie a une nouvelle fois séduit le public grâce à son jeu collectif. Les joueurs de Zlatko Dalić sont sortis 1er d’un groupe relevé en décrochant 3 victoires en 3 matches dont celle obtenue face à l’Argentine 3-0. Emmené par un Luka Modric étincelant et bien épaulé par les autres stars croate Rakitic, Mandzukic ou encore Perisic, les joueurs du maillot au damier vont tenter de confirmer cet excellent début dans les matches à élimination direct.

L’équipe type :

Kasper Schmeichel (Danemark) : Seulement un but encaissé pour le gardien Danois, un penalty de l’Australien Jedinak, mais surtout 12 arrêts effectués. En point d’orgue, sa deuxième mi-temps contre le Pérou pendant laquelle il a réalisé des parades impressionnantes qui ont grandement contribué à la qualification des Danois pour les 8e de finale.

Alexander Kolarov (Serbie) : Le latéral gauche de la Serbie n’a pas pu empêcher l’élimination de son équipe mais il a répondu présent sur le terrain. Auteur d’un bon travail défensif, il s’est aussi illustré en inscrivant le coup franc qui a offert la victoire à la Serbie contre le Costa Rica.

Diego Godin (Uruguay) : Pilier de la meilleure défense de la compétition (0 but encaissé), le défenseur de l’Atletico Madrid est le symbole de la solidité uruguayenne. Impressionnant dans les duels et le jeu aérien il n’a pas failli à sa réputation.

Yerry Mina (Colombie) : De bonnes prestations en défense et une grande présence en attaque pour le défenseur du FC Barcelone. Il termine la phase de groupe en tant que meilleur buteur de la Colombie avec à son crédit l’ouverture du score face à la Pologne et le but de la qualification contre le Sénégal.

Šime Vrsaljko (Croatie) : Le latéral droit de l’Atletico de Madrid a été titulaire lors des deux matches où la Croatie n’a pas pris de but. Il a confirmé sa bonne saison espagnole en étant solide dans les duels et n’a pas hésité à apporter son soutien en attaque avec plus ou moins de réussite. A son crédit l’un des plus beaux tacles de la compétition en zone mixte :

« J’ai vu les Argentins tomber par terre et pleurer comme des petites filles. Sampaoli (le sélectionneur argentin) pense qu’ils nous ont dominés, mais je ne sais pas de quel match il parle »

N’Golo Kanté (France) : Il a récupéré 29 ballons depuis le début de la Coupe du monde et s’empare de la première place dans cette catégorie. Pas toujours placé à sa meilleure place par Didier Deschamps, il a été étincelant contre le Pérou à son poste préférentiel.

Luka Modric (Croatie) : Le joueur de ce début de Coupe du monde. Comme au Real Madrid, il a été étincelant et s’est comporté en vrai métronome de son équipe. Actif à la récupération, il a aussi inscrit un magnifique but contre l’Argentine.

Isco (Espagne) : Si l’Espagne n’est pas rayonnante dans ce début de tournoi, Isco a réussi à tirer son épingle du jeu. Le joueur du Real Madrid a démontré une nouvelle fois sa qualité technique et sa capacité à jouer dans les petits espaces et s’est érigé en véritable meneur de jeu de la Roja.

Cristiano Ronaldo (Portugal) : Décevant dans son dernier match contre l’Iran (1-1) avec un penalty raté, CR7 reste le principal artisan de la qualification portugaise. Auteur d’un match exceptionnel contre l’Espagne, il a aussi offert la victoire au Portugal contre le Maroc.

Denis Cherichev (Russie) : Remplaçant au départ, il a profité de la blessure de Dzagoïev pour réaliser une entrée en fanfare et inscrire deux superbes buts contre l’Arabie Saoudite. Le joueur de Villareal a ajouté un troisième but contre l’Egypte.

Romelu Lukaku (Belgique) : Il termine le premier tour avec 4 buts en 2 matches joués. Il est le finisseur de la meilleure attaque du Mondial (9 buts) et impose, comme à son habitude, un défi physique intense aux défenseurs adverses auquel il a ajouté une belle efficacité.

 

Coupe du monde : L’Espagne a de la ressource

Annoncée comme l’une des favorites de la Coupe du monde 2018, l’Espagne a montré qu’elle possédait de vraies ressources mentales en décrochant le nul face au Portugal après avoir été menée deux fois au score au cœur d’une semaine très agitée, marquée par le renvoi de son sélectionneur. 

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L’Espagne aurait sûrement préférée vivre un début de Coupe du monde plus serein. Malheureusement pour la Roja, tout s’est accéléré à deux jours de son entrée au Mondial quand le Real Madrid a annoncé le nom de son nouvel entraîneur : Julen Lopetegui. Problème de taille, le technicien de 51 ans était encore le sélectionneur espagnol.

Il n’en n’a pas fallu plus au président de la Fédération espagnole de football pour renvoyer Lopetegui et introniser Fernando Hierro qui était alors dans l’encadrement de la Seleccion. De nombreuses équipes auraient eu du mal à se relever d’un tel soubresaut à deux jours d’affronter le Portugal de Cristiano Ronaldo, champion d’Europe en titre, comme l’expliquait Iniesta en conférence de presse mardi :

« Ça a été un moment qu’on veut laisser derrière nous, une situation difficile, commode pour personne. Mais maintenant, on est concentrés sur ce qui est devant nous. »

Iniesta : « l’équipe a démontré une fois de plus sa personnalité »

Une situation difficile à gérer d’autant plus que l’Espagne a vécu un début de match cauchemardesque en concédant l’ouverture du score dès la 2e minute de jeu. Sûre de ses principes, la Roja ne s’est pas laissée abattre et a finalement égaliser, avant d’encaisser un but gag sur une boulette de son gardien, au plus mauvais moment possible, juste avant la mi-temps.

Une fois encore les champions du monde 2010 se sont relevés et ont décroché un match nul 3-3 au terme du plus beau match de la compétition à l’heure actuelle. Preuve de cette force de caractère pour Iniesta :

« On doit continuer d’avancer. Le match de l’autre jour n’était pas facile. Tout le monde sait ce que représente ce genre de moment, et l’équipe a démontré une fois de plus sa personnalité. »

Attention au relâchement 

Le désormais ex-Barcelonais en est conscient, si le début de Coupe du monde tourmenté est derrière eux, les Espagnols ne doivent pas se relâcher avant d’affronter l’Iran, tombeur du Maroc et leader du groupe B, mercredi à Kazan.

« On ne veut pas s’arrêter là évidemment. Le match contre l’Iran sera difficile, on doit en être conscients. »

Une victoire permettrait à la Roja de faire un grand pas vers les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018.

 

L’Espagne et Cristiano Ronaldo se quittent dos à dos (3-3)

Emmené par un Cristiano Ronaldo en forme exceptionnelle, le Portugal est parvenu à décrocher le match nul face à une très belle équipe espagnole au terme du plus beau match de ce début de Coupe du monde. 

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Tout le monde attendait cette affiche entre l’Espagne et le Portugal, peu de monde a dû être déçu. A la suite d’un match intense, spectaculaire et parsemé de multiples rebondissements, l’Espagne et le Portugal se sont séparés sur le score nul de 3-3.

Après une semaine particulièrement agitée, marquée par le départ de son sélectionneur , l’Espagne connaissait un nouveau coup dur dès le début de la rencontre. Cristiano Ronaldo provoquait et transformait un penalty en prenant De Gea à contre pied (4e). Une avance provisoire puisque la Roja égalisait par Diego Costa qui se jouait de la défense portugaise avant de tromper Rui Patricio (24e).

Un but qui permettait à l’Espagne de prendre le jeu à son compte à l’image de cette frappe tonitruante d’Isco sur la barre. C’est pourtant CR7 qui profitait d’une grossière erreur de De Gea pour redonner l’avantage à la Seleção juste avant la mi-temps (44e, 2-1).

L’Espagne fait plier le Portugal mais Ronaldo ne rompt pas 

La domination espagnole repartait de plus belle au retour des vestiaires. L’équipe de Hierro continuait de monopoliser la balle et était de moins en moins inquiétée par les contres portugais.

Diego Costa en profitait pour inscrire son doublé en reprenant à bout portant une remise de Busquets (55e, 2-2) avant que l’Espagne ne prenne pour la première fois l’avantage trois minutes plus tard. Coupable d’une faute sur le penalty portugais, Nacho se rattrapait de la plus belle des manières en réalisant une jolie demi-volée imparable pour Rui Patricio (58e, 3-2).

Inférieur collectivement dans ce match, le Portugal allait s’en remettre à son messie pour décrocher le nul. Cristiano Ronaldo obtenait un coup franc à 25 mètres, remontait son short, prenait son élan et trouvait la lucarne d’un De Gea impuissant (88e, 3-3).

Dos à dos ce soir, les deux équipes peuvent malgré tout être fières du spectacle qu’elles ont proposé et devraient pouvoir décrocher leur qualification en jouant de la sorte. Une chose semble sûre avec ce match : la Coupe du monde 2018 est bel et bien lancée.

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